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Qui est Juif ? celui qui a un petit-fils juif...dit-on Par Claudine Douillet

Publié le 18 Septembre 2012 par Claudine Douillet in juif, juive, judaïsme, identité, religion, israel

Pour lire intégralement cet article cliquez-ici

Phrase qui résume en peu de mots toute la difficulté de la transmission et de l'identification.

Il ne suffit donc pas d'épouser un juif, ni même d'avoir des enfants juifs, il faut également veiller à ce que ceux là-même épousent un conjoint juif.

Quelles sont les chances, aujourd'hui, pour nos enfants en âge de se marier d'épouser un juif ou une juive en France ? Il faut compter sur la chance!

Sauf pour ceux qui fréquentent assidûment une communauté,vont dans des écoles juives, puis à la fin du cycle secondaire, partent en Israël ou continuent un parcours juif tels qu'un séminaire, yeshiva, sans se ralier d'une façon ou d'une autre à un cycle laïc, comme par exemple les universités.

Combien de mères culpabilisent, quand, le fils tant chéri, leur annonce qu'il n'épousera qu'une femme qu'il aime et peu importe qu'elle soit, juive ou non juive ?

Ces mère qui cherchent, encore, où elles ont fautées dans leur éducation, pour en arriver là.

Elles étaient pourtant là, présentes, aimantes, transmettant leur savoir culinaire à travers le respect des traditions et leur sensibilité juive.

Ne dit-on pas que ce sont elles qui transmettent le judaïsme ? Seraient-elles donc responsables ?

Pourtant, lorsque la chaîne est rompue, ce n'est pas du côté de la mère qu'il faut chercher mais du côté du père.

Car si la mère transmet le judaïsme par la naissance, c'est le père qui construit l'enfant autour de son identité.

Un fils, un garçon, s'identifie sexuellement et identitairement par le père.

Le père représente l'extérieur, il est l'exemple à suivre.

La mère doit absolument sensibiliser l'enfant, le garçon très tôt à la force du judaïsme, la portée de la pensée juive quand elle a eu la chance d'être suffisamment cultivée en la matière.

La mère doit donner la beauté au geste, au rituel ,que le père aura pris le temps d'éduquer à l'enfant.

Peu de pères prennent ce rôle au sérieux ; ils ont épousé une juive, leurs enfants sont juifs cela suffit.

Et non ! Car c'est lorsque l'enfant paraît que le vrai travail commence.

Eduquer par la pensée juive, donner le goût de la mitzva, quotidiennement, régulièrement, obligatoirement, afin que la contrainte deviennent habitude puis plaisir, c'est cela l'éducation juive par le père.

Quoi ? Il faudrait donc que les pères deviennent tous des barbus, des religieux ?

Une bonne mémoire devrait suffire pour ne pas arriver là, ce que je considère pour ma part comme un extrème, se souvenir pourquoi avez-vous épousé une juive ou un juif ?

De même rappelez à votre cher fils armé de sa grande philosphie sur la Tolérance ;

Ce n'est pas être raciste que de vouloir continuer à perpétuer une religion, un peuple.

Epouser une femme seulement par amour c'est bien, épouser une femme pour l'avenir de ses enfants c'est mieux, car quand l'amour déserte on sait pourquoi on reste encore.

On ne regrette jamais ce que l'on fait pour les enfants mais toujours ce que l'on a fait que pour soi.

Il n'y a aucune notion de racisme que de vouloir épouser un juif ou un juive, c'est une partie de notre histoire que l'on épouse,que l'on perpétue.

Leur expliquer aussi la difficulté de vivre un mariage mixte, la difficulté pour les enfants issus de ces alliances sous le signe de la Tolérance, et dont les re(pères) s'effacent au fil du temps.

Leur donner le sens de leur appartenance très tôt.

Ils pourront se révolter et vous dire qu'ils ont deux cultures, française et juive, qu'ils ne se sentent pas que juifs. Vrai mais une fois qu'ils auront épousé la femme de leur vie, alors il évalueront avec tristesse toute la portée de leur geste.

Car aussi grand soit leur amour pour leur conjoint et il peut-être immense, sera encore plus grande ,leur peine, de voir leurs enfants ne pouvant pas faire une Bar-Mitzva comme leur cousin...

De voir ou de ressentir leurs propres enfants excluent de leur propre clan, de leur propre famille, de la communauté, est pourtant le destin bien souvent réservé à ces enfants.

Ne vous faites aucune illusion.

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